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L’ABSP› Caron I., »En quête d’une plus grande transparence de l’État : Une analyse des plans d’action de gouvernement ouvert du Canada et de l’Afrique du Sud » (ST 2)
Caron I., »En quête d’une plus grande transparence de l’État : Une analyse des plans d’action de gouvernement ouvert du Canada et de l’Afrique du Sud » (ST 2)
Caron I., »En quête d’une plus grande transparence de l’État : Une analyse des plans d’action de gouvernement ouvert du Canada et de l’Afrique du Sud » (ST 2)
Isabelle Caron (Université d’Ottawa, Canada)
En s’inscrivant dans les prémisses d’une logique rationnelle instrumentale, le Nouveau management public (NMP) a conduit à une redéfinition des principes de base de la fonction publique, dont notamment une plus grande centralisation des pouvoirs, une décentralisation de la prestation de services ainsi qu’une surveillance étroite des processus. Cette attention accordée aux processus peut être liée à une recherche d’efficience accrue des organisations du secteur public. Ainsi, le NMP aborde la notion de transparence comme l’un des moyens d’atteindre cette plus grande efficience et efficacité dans le secteur public (Audria, 2004). Bien que le concept du gouvernement ouvert s’avère être relativement plus récent que le NMP, nous proposons tout de même d’aborder ce concept comme l’un des instruments du NMP puisque selon nous, la notion de gouvernement ouvert s’inscrit dans la même logique que le NMP, à savoir une recherche d’efficience et d’efficacité des activités gouvernementales. Le gouvernement ouvert peut être défini comme la capacité des citoyens à surveiller et à influencer les processus gouvernementaux par le biais de l’accès à l’information gouvernementale et de l’accès à des lieux de décision (Meijer et coll., 2012). Dans son expression la plus simple, le gouvernement ouvert renvoie aux concepts de transparence, de participation et de collaboration (Geiger & Von Lucke, 2012). Ainsi, sous un angle strictement théorique, la notion de gouvernement ouvert se présente comme un outil du NMP apportant une plus-value démocratique à la gestion publique par le biais d’une transparence accrue des organisations publiques, qui s’effectue notamment par l’accès aux données ainsi que par la participation publique. Cette communication propose de se pencher sur l’application de la notion de gouvernement ouvert afin d’évaluer si les politiques qui en découlent contribuent réellement à accroître la transparence au sein des organisations publiques. La notion de gouvernement ouvert revêt une importance accrue depuis les dernières années. Lancée par le gouvernement américain en 2011, l’Open Government Partnership (OGP) se veut une initiative multilatérale cherchant à obtenir des engagements formels de la part des gouvernements dans le but de promouvoir la transparence et l’engagement citoyen, combattre la corruption et exploiter de nouvelles technologies dans le but de renforcer le gouvernement (OGP, 2012). Ce partenariat regroupe maintenant 62 pays qui se sont engagés à développer un plan d’action national qui respecte les principes de la Déclaration du gouvernement ouvert adoptés par les pays membres de l’initiative. Notre analyse propose une comparaison des plans d’action de deux pays ayant adhéré à l’OGP, soit le Canada et l’Afrique du Sud. Nous croyons qu’il s’avère intéressant de comparer comment est abordée la notion de gouvernement ouvert dans une administration publique établie ainsi que dans une administration publique en émergence. Afin de faciliter l’analyse, nous avons développé une taxonomie des types de gouvernement à l’égard de la transparence : le gouvernement ouvert, le gouvernement numérique, le gouvernement transparent et le gouvernement orthodoxe. Les résultats préliminaires de nos analyses indiquent une confusion entourant la notion de gouvernement ouvert, celle-ci étant souvent utilisée de façon interchangeable avec les notions de gouvernement transparent et de gouvernement numérique. En fin de compte, nous soutenons que sous des principes de transparence et de bonne gouvernance associés à la notion de gouvernement ouvert, d’une façon plus concrète, par l’entremise des plans d’action de gouvernement ouvert, les gouvernements ne contribuent pas réellement à apporter une plus-value démocratique à la gestion publique, mais jettent plutôt de la poudre aux yeux des citoyens afin de cacher leur quête d’une réaffirmation de leur légitimité.
Section thématique 2 : Crise de la démocratie et nouveau management public – Discours, pratiques, instruments,
Session 2 : Modes de communication et NPM (transparence ; participation ; numérisation de la gestion des PP), vendredi 11 avril 2014, 13h30-16h00
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