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Du global au local, ou l’absence de verticalité
- Souto Lopez, Miguel (UCL)
Abstract
Depuis septembre 2014, tous les établissements d’enseignement supérieur belges francophones ont l’obligation de définir des learning outcomes (LO) pour chacun de leurs programmes. Les LO ont été importés par l’intermédiaire de différents instruments d’action publique européens. Ceux-ci s’inscrivent dans un référentiel global dont ils diffusent les normes et qui est exprimé à travers un ensemble de textes (stratégie de Lisbonne, Constitution européenne, Mémorandum pour l’éducation et la formation tout au long de la vie) mettant en récit l’Europe, son identité et sa place dans une économie de la connaissance mondialisée. Cette vision du monde vise la convergence de politiques sectorielles (économie, emploi, formation, enseignement) en vue de favoriser la croissance économique. Les LO sont l’élément qui relie ces différents instruments européens. Ils participent à diffuser les normes européennes qui soutiennent cette vision du monde.
Les systèmes de formation et de VAE se voient assignés la mission de produire des citoyens actifs, i.e. des individus employables, capables de s’adapter continuellement aux transformations rapides des besoins en qualifications du marché du travail. L’enseignement supérieur devient ainsi un système de production de main-d’œuvre hautement qualifiée.
Tous ces instruments ont été importés en Belgique francophone avec comme conséquence la généralisation des LO. Les acteurs belges francophones (Région Wallonne, Fédération Wallonie-Bruxelles, autorités académiques, experts en pédagogie) qui soutiennent cette mise en œuvre des instruments européens et des LO ne partagent pas la vision utilitariste de l’enseignement supérieur définie par la Commission européenne. Pourtant, une alliance objective se noue entre ces acteurs qui se renforcent ainsi mutuellement à travers la promotion de l’usage des LO.
À partir d’une analyse des discours des acteurs, cette communication propose d’interroger le lien entre les référentiels global et sectoriel. La question posée est celle des appropriations différenciées d’instruments d’action publique par des acteurs qui défendent des visions différentes, et parfois opposées, de l’enseignement supérieur, et qui n’inscrivent donc nécessairement pas leur action dans le référentiel global défini par la Commission européenne à partir duquel ces instruments ont été conçus. Pourtant, les situations locale et globale parviennent à tenir ensemble, voire à se renforcer. Comment dès lors interpréter un tel phénomène ?
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