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L’ABSP› Piraux A., « La double nature de la transparence dans l’administration et le New Public Management » (ST 2)
Piraux A., « La double nature de la transparence dans l’administration et le New Public Management » (ST 2)
Piraux A., « La double nature de la transparence dans l’administration et le New Public Management » (ST 2)
Alexandre Piraux (Université Libre de Bruxelles, Belgique)
La démocratie dont l’incarnation historique est dans la polis, la cité grecque, n’est possible que dans la mesure où se dégage un domaine public, aux deux sens différents de ce terme, à savoir les affaires publiques (intérêt public) et les pratiques ou procédures ouvertes (et donc dotées du caractère de pleine publicité). Cette exigence de publicité s’inscrit dans un double mouvement de démocratisation et de divulgation. La transparence est un mouvement général que l’on retrouve aujourd’hui décliné selon diverses modalités : open source (code ouvert), open data, open (free) access, open space, open campus, open gouvernment etc…. Ces notions sont liées aux valeurs modernes de liberté et d’ouverture. En sous-jacence, se profilent les idées de décloisonnement, d’ouverture d’esprit, de libre circulation, de déréglementation. A cet égard, un lien ténu mais évident avec les valeurs historiques du service public à savoir l’accessibilité et la quasi gratuité peut et doit être dressé. Par ailleurs, il est souvent perdu de vue que la transparence n’est pas seulement un principe politico-juridique essentiel reposant sur une valeur, la publicité, mais aussi une recommandation managériale à la fois d’ouverture et de contrôle. Le concept de régulation est propre à la gouvernance et au New Public Management. Il a partie liée avec la transparence, et a comme on le sait, remplacé la notion classique de contrôle. Ce nouveau phénomène de régulation par la transparence est dû à l’arrivée de nouveaux acteurs (les ONG internationales, les multinationales, les réseaux d’influence…) mais aussi et surtout en raison de l’expansion apparemment illimitée, des nouvelles technologies de l’information et de la communication assurant la traçabilité et donc la transparence possible de tous nos actes et déplacements. De nouvelles règles d’un jeu social en grande partie privatisé, privilégient les dispositifs dits de soft power qui ont partie liée avec la transparence et ce aussi au sein des services publics (chartes, codes de valeurs, normes non juridiques, contrôle par les pairs, par les réseaux sociaux, whistle blowing pour dénoncer les atteintes présumées à l’intégrité, auto-contrôle, etc…). L’enjeu de la communication qui s’appuiera sur une série d’exemples empiriques notamment liés à l’administration 2.0, sera d’essayer de déterminer moyennant quelles conditions ou modalités, la transparence dans les pratiques publiques peut représenter un approfondissement démocratique significatif.
Section thématique 2 : Crise de la démocratie et nouveau management public – Discours, pratiques, instruments
Session 2 : Modes de communication et NPM (transparence ; participation ; numérisation de la gestion des PP), vendredi 11 avril 2014, 13h30-16h00
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